Une brasserie américaine a demandé à l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur, l’enregistrement comme marque communautaire du signe verbal « Budweiser » pour les produits suivants : « bière, ale, porter, boissons maltées alcooliques et non alcooliques ».
Une brasserie américaine a demandé à l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI), l’enregistrement comme marques communautaires du signe verbal BUD et du signe figuratif contenant le terme « bud » pour toute série de produits et de services, et notamment pour la bière. Une brasserie tchèque a formé des oppositions pour l’ensemble des produits demandés, invoquant l’appellation « bud » enregistrée au préalable pour de la bière au titre de l’arrangement de Lisbonne et protégée comme telle en France, et l’appellation « bud » protégée au titre d’une convention conclue entre l’Autriche et l’ancienne République tchécoslovaque. L’OHMI a rejeté ces oppositions au motif notamment que le signe BUD ne pouvait pas être considéré comme étant une appellation d’origine. Le 16 décembre 2008, le Tribunal de première instance des communautés européennes annule les décisions de l’OHMI estimant que celui-ci doit prendre en compte les droits antérieurs protégés dans les Etats membres, sans pouvoir remettre en cause leur qualification. Ainsi, tant que la protection accordée en Autriche et en France à l’appellation « bud » est valide en vertu des droits nationaux de ces Etats, l’OHMI doit tenir compte des effets de cette protection.
S’exprimant sur un conflit de marques entre la marque Camel pour le tabac et la marque Camelo pour le café, le TPICE a apporté des précisions sur les éléments caractérisant le parasitisme.