Sur le site de la CNIL, vient d’être annoncée la condamnation du centre commercial exploité par la société LECLERC ARCYDIS pour avoir enfreint la loi informatique et libertés (fichiers non déclarés, défaut d’information des clients, données inadéquates…). Pourquoi?
Un arrêt de la Cour d’Appel de Colmar en date du 7 mai 2008 évoque une affaire qui, au-delà de la liberté d’expression et des limites à la qualification de publicité trompeuse qui étaient en cause, appelle une évolution du circuit de distribution des médicaments dans la lignée de la position européenne relativement aux réglementations restrictives des professions libérales.
En juin 2004 un centre Leclerc a exposé à l’entrée de son magasin deux chariots remplis de produits ménagers et alimentaires provenant, pour l’un d’eux, de ses rayons, pour l’autre, de son concurrent Leader Price. La présentation était accompagnée d’un tableau comparatif, sous la forme de tickets de caisse et se trouvait être, bien évidemment, à l’avantage du centre Leclerc.
Saisi par plusieurs groupements et syndicats de pharmaciens, le tribunal de grande instance de Colmar a condamné, le 21 avril 2008, les centres Leclerc à cesser la diffusion de leur spot télé et à interrompre leur compagne d’affichage et presse écrite, sous peine d’astreinte de 20.000 euros par jour.