La CNIL continue son action en faveur des salariés afin de vérifier que les mesures de cybersurveillance dont ils font l’objet sont : nécessaires, proportionnées, transparentes. Lorsque ces mesures ne remplissent pas ces critères, la Commission n’hésite plus désormais à user de son pouvoir de sanction tel que prévu à l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978.
Le crawl n’est pas seulement une nage parfaitement maîtrisée par nos sportifs français, c’est aussi et surtout une technique de récupération de données et d’informations sur l’internet. Ainsi, la Toile est constamment parcourue en long en large et en travers par les robots des moteurs de recherche en quête de données à indexer.
Sur le site de la CNIL, vient d’être annoncée la condamnation du centre commercial exploité par la société LECLERC ARCYDIS pour avoir enfreint la loi informatique et libertés (fichiers non déclarés, défaut d’information des clients, données inadéquates…). Pourquoi?
Le cabinet HAAS organise un petit déjeuner-débat sur le thème : “Surveillance des salariés et libertés individuelles”.
Soupçonnant l’un de ses employés de développer une activité professionnelle parallèle alors qu’il était lié par une clause d’exclusivité, la société l’a mis à pied et fait placer sous scellé son ordinateur et son téléphone portable professionnels, avant de saisir le président du tribunal de grande instance de Bobigny afin qu’un huissier soit désigné pour constater leur contenu, y compris les éléments désignés comme personnels.
Dans un arrêt du 9 juillet 2008, la Chambre sociale de la Cour de cassation vient de
préciser la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle du salarié sur son
lieu de travail au regard de l’utilisation de l’outil internet. Cette décision intervient dans la continuité d’une jurisprudence de la Haute Cour qui a débuté en 2001 par le célèbre arrêt NIKON.